L’empreinte matières, un indicateur révélant notre consommation réelle de matières premières

Publié le par CGDD via M.E.

À l’instar d’autres empreintes (comme l’empreinte carbone), "l’empreinte matières" est un indicateur qui permet de rendre compte de l’ensemble des matières premières mobilisées pour satisfaire la consommation finale d’un pays. Les résultats reflètent mieux l’impact réel de l’utilisation des ressources, tant celles extraites du territoire national que celles mobilisées indirectement hors de nos frontières pour produire et transporter les produits importés. La prise en compte des flux indirects de matières conduit à augmenter considérablement le chiffrage des flux apparents. Cela concerne notamment les importations de combustibles fossiles et de minerais métalliques, qui contribuent à alourdir l’empreinte matières de la France. Cette dernière, s’élevant à 13,2 tonnes par habitant en 2014, reste toutefois inférieure à la moyenne européenne et a décru légèrement depuis 2008.

 

L’EMPREINTE, UNE VISION PLUS LARGE QUE LA SIMPLE CONSOMMATION INTÉRIEURE

APPARENTE DE MATIÈRES

 

La consommation intérieure apparente de matières (Domestic Material Consumption (DMC)) fait partie des indicateurs suivis dans le cadre de la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte et des objectifs de développement durable. Cependant, la DMC s’avère insuffisante pour rendre compte de l’ensemble des matières premières réellement mobilisées pour satisfaire la demande intérieure en biens et services des agents économiques résidents. En effet, si elle comptabilise, en tonnes, l’extraction du territoire, augmentée des importations et diminuée des exportations, elle n’intègre pas les flux indirects de matières premières mobilisées notamment lors des processus de production à l’étranger et du transport jusqu’à nos frontières.

Des travaux récents d’organismes internationaux ont modélisé ces flux indirects (voir méthodologie) : il en résulte une consommation de matières (Raw Material Consumption (RMC)), exprimée en " équivalent matières premières" (Raw Material Equivalent (RME)), dite "Empreinte matières".

L’empreinte matières, notion analogue aux empreintes carbone ou eau, est appelée à s’imposer au niveau international.

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N.B. Mis en place en 2008, le Commissariat Général au Développement Durable (CGDD) éclaire et alimente, par la production de données et de connaissances, l’action du ministère sur l’ensemble de ses champs de compétences.

Il produit l’information statistique, est en relation avec le monde académique et mobilise la recherche et les travaux de prospective au service des politiques publiques.

Il élabore et diffuse de nombreuses publications, dans deux grandes familles de collection : Datalab, pour faire état des connaissances à un instant donné (données et chiffres-clés) et Théma, pour rendre compte de travaux d’études et d’expertise.

Pour faciliter la mise en œuvre des politiques de transition, il propose des outils d’intervention publique innovants.

Grâce à son positionnement transversal, le commissariat général au développement durable contribue à donner une perspective globale à l’action du ministère. Il pilote notamment le dialogue environnemental sur les choix et priorités politiques à travers le conseil national de la transition écologique et assure le portage des outils de concertation et de participation du public. Il détecte par ailleurs les signaux faibles, propose et défriche les sujets émergents à mettre à l’agenda de l’action ministérielle.

Pour réaliser l’ensemble de ces missions, le  Commissariat Général au Développement Durable, dont l’organisation a été adaptée en 2017, s’appuie sur cinq structures et un  "laboratoire d'idée", s’inscrivant dans un contexte d’action marqué notamment par la transition numérique, l’ouverture des données et le rôle croissant de la société civile.