Batteries : lancement de la concertation sur la giga-usine de Envision et Renault

Publié le par Actu-Environnement via M.E.

Le 8 novembre, a débuté la concertation préalable relative au projet d'usine de production de batteries porté par Envision AESC (né du rachat en 2018 de l'entreprise japonaise AESC par le groupe chinois Envision), le groupe Renault, l'Établissement public foncier des Hauts-de-France et RTE. L'usine, qui produira progressivement de 9 à 30 gigawattheures (GWh) de batteries par an, sera implantée sur le site de Renault, à Douai (Nord).

© Patruflo

Cette concertation préalable, qui se tiendra jusqu'au 10 janvier 2022, répond à une demande de la Commission nationale du débat public (CNDP) datée du 5 mai. Cette concertation préalable concerne en premier lieu 360 000 habitants répartis sur 90 communes. « Au-delà de présenter le projet au public et de répondre à toutes les questions qui seront posées dans ce cadre, [cette concertation] permettra d'enrichir et d'alimenter les études et les réflexions qui sont en cours », explique le porteur de projet. Quant à l'enquête publique, elle devrait se tenir en juin et juillet 2022.

30 GWh/an en quatre tranches

L'usine démarrera fin 2024, avec une capacité initiale de 9 gigawattheures par an (GWh/an). L'investissement nécessaire à la création de l'unité de production de 20 hectares de superficie s'élève à 800 millions d'euros. En 2029, voire plus tôt si les commandes sont au rendez-vous, ce sont 2 milliards d'euros supplémentaires qui devraient être investis pour porter la capacité de production à environ 30 GWh/an et la superficie de l'usine à 60 hectares. Cette montée en puissance passera par l'ajout d'un second atelier, en 2026, d'une capacité de 9 GWh/an, puis de deux autres de 9 et 4,5 GWh au-delà de 2026.

Concrètement, l'unité fabriquera des électrodes, des cellules et des modules de batteries pour voitures, véhicules utilitaires légers et camions électriques, voire pour des installations de stockage électrique stationnaire.

Son implantation, en Hauts-de-France, a été retenue car il s'agit de la première région automobile du pays,avec 700 000  véhicules produits par an et 56 000 emplois dans près de 800 établissements. En outre, l'usine sera située à une trentaine de kilomètres de l'autre giga-usine qui sera construite à Douvrin (Pas-de-Calais) par Automotive Cell Company (ACC est la société conjointe créée en septembre 2020 par les groupes Total et PSA-Opel.

Les produits de l'usine « seront destinés dans un premier temps au groupe Renault(notamment pour son usine Georges-Besse jouxtant le terrain de la future usine d'Envision AESC), puis, éventuellement, à des besoins ultérieurs de Renault ou d'autres clients », indiquent les partenaires.