Retour d'un épisode de pollution de l'air touchant la région (actualisé au 21 avril 2021)

Publié le par M.E.

Le changement des conditions météorologiques se traduit depuis hier le 18 avril 2021 à 21 heures par un affaiblissement de la force du vent. Ce vent depuis ce moment n'a qu'une vitesse située entre 7 et 11 km/h. Ceci est bien insuffisant pour une dispersion des polluants de l'air ambiant et donc une chute de la concentration de ceux-ci dans l'air. Ce 19 avril, le vent a monté en puissance de 7 à 18 km/h  entre 14 h et 20 h puis entre 20 h et minuit est repassé en vitesse sous la barre des 4 km/h ce qui explique la forte concentration en particules fines le matin du 20 avril. Le vent devrait retrouver de la force entre 10 h et 14 h ce 21 avril apportant une baisse de la concentration en polluants.

La conjonction de ces conditions météorologiques défavorables et d'une absence de toutes mesures prises par la préfecture pour limiter les émissions de polluants (transport routier, chauffage, industrie, déchets, etc.) est une situation mauvaise pour la santé humaine. Voici les relevés d'ATMO Hauts-de-France pour la station de Lille-Fives :

 

D'après le site PREVAIR, il faut s'attendre selon les prévisions à une dégradation de la qualité de l'air pour les jours qui viennent, au moins jusqu'à jeudi 22 avril 2021.

Prévision pour le mercredi 21 avril 2021

Prévision pour le jeudi 22 avril 2021

Prévision pour vendredi 23 avril 2021

Prévision pour samedi 24 avril 2021

Nous devrons subir cet air de qualité médiocre pendant encore quelques jours en attendant un changement des conditions météorologiques.

Oui, il faut se méfier du temps soi-disant "beau et chaud" qui se traduit concrètement par un air de qualité mauvaise et il faudrait définitivement  arrêter de se plaindre du vent et de la pluie qui sont (sauf s'il s'agit de tempête bien sûr) bénéfiques pour la santé humaine.

D'où viennent les polluants de l'air ambiant dans la métropole lilloise :

C'est le chauffage des maisons et de l'habitat collectif ou tertiaire qui est responsable de 43% de la concentration en particules fines PM2,5, puis viennent les voitures et les camions (34%) et ensuite l'industrie et la production d'énergie (20%). Mais rappelons nous, que les polluants sont aussi importés de la périphérie de la métropole et des régions avoisinantes (Flandre, Pays-Bas, Allemagne, Angleterre, ...).

D'après une étude de l'Agence Européenne de l'Environnement (EEA), seulement 23% des polluants viennent de la métropole elle-même, le reste est importé. Ceci montre l'importance de la coopération transfrontalière et de la coopération entre les grandes villes européennes en matière de politique de réduction des émissions.

Ce qui est bon pour l'air est bon aussi pour le climat, car toute émission vient de la combustion de sources d'énergie fossiles.

Les prévisions incitent donc à la prudence en ce qui concerne l'exposition de chacun à la mauvaise qualité de l'air. En dehors du changement de politique attendu depuis des années de la part de la MEL et de ses communes, chaque citoyenne et chaque citoyen avec ses enfants et ses proches peut se protéger :

- équipement en purificateurs d'air à domicile : de multiples marques proposent des matériels très fiables captant non seulement les particules fines, mais aussi les composés organiques volatils et le formaldéhyde polluants typiques de l'air intérieur.

- A l'extérieur, si on doit séjourner longtemps s'équiper en masques (réutilisables si possibles) de type FFP2 et FFP3 les seuls capables de capter les particules fines (PM2,5) et ultrafines (PM1,0).

- Ne pas faire d'exercice physique intense, ni sortir les enfants en bas âge à l'extérieur pendant l'épisode de pollution.

M.E.