Le nombre de pays pauvres a été divisé par deux en vingt ans

Publié le par Les Echos via M.E.

De plus de soixante au début des années 2000, le nombre de pays pauvres ne s'élève plus qu'à trente-quatre, souligne un rapport de la Banque mondiale. Une évolution due notamment à la mondialisation.

Les bienfaits de la mondialisation existent. Pas pour tout le monde, certes. En s'intéressant de près à l'évolution des pays les plus pauvres depuis le début des années 2000,  la Banque mondiale , dans son rapport sur les perspectives économiques globales, publié mardi, dresse un tableau plutôt encourageant. En 2001, l'institution multilatérale recensait 64 nations classées en tant que « pays à faible revenu », là où le revenu national brut par habitant était inférieur à 755 dollars à l'époque. Après un pic de 66 pays en 2003, leur nombre s'est considérablement réduit. En 2019, seuls 34 pays étaient classés dans cette catégorie (le seuil de revenu minimum a été relevé à 995 dollars, entre-temps). Que ce soit en Afrique, en Asie, en Amérique centrale et en Amérique du Sud, bon nombre de pays se sont extirpés de leur extrême pauvreté pour différentes raisons.

L'effet bénéfique du commerce

Le boom des prix des matières premières entre 2001 et 2011, par exemple, a largement aidé des pays comme la Côte d'Ivoire, le Cameroun, le Ghana, le Mozambique ou la Tanzanie où des gisements de gaz et de pétrole ont été découverts.

D'autres pays, en Asie centrale, comme l'Arménie, l'Azerbaïdjan, le Kirghizistan ou le Tadjikistan sont parvenus à redresser leur économie après leur récession du milieu et de la fin des années 1990.

L'apaisement des conflits au Burundi, au Liberia, au Rwanda et au Sierra Leone a incontestablement joué un rôle bénéfique. La Banque mondiale note également l'intégration plus poussée des pays pauvres dans le commerce mondial et les chaînes de valeurs. « En Afrique subsaharienne, l'adhésion à des zones de libre-échange a stimulé le commerce intrarégional (Burundi, Kenya, Rwanda, Tanzanie, Ouganda) et soutenu les entrées d'investissements directs étrangers, l'industrialisation et l'intégration dans les chaînes de valeur mondiales », souligne-t-elle. Le même phénomène a concerné le Nicaragua, la Moldavie, le Bhoutan et le Bangladesh.

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Publié dans Alimentation, Santé, Société

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