Réduire la vulnérabilité des territoires aux inondations - Premiers exemples de réalisations

Publié le par CEREMA via M.E.

Le changement climatique se traduit par des évènements météorologiques extrêmes comme les épisodes de canicule, les inondations, la sécheresse et la pénurie d'eau. C'est pourquoi, il nous paraît pertinent de faire paraître règulièrement toutes les études concernant les initiatives d'adaptation à ce changement climatique. M.E.

Le CEREMA (Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement) est un établissement public tourné vers l’appui aux politiques publiques, placé sous la double tutelle du ministère de la transition écologique et solidaire et du ministère de la cohésion des territoires. La loi n° 2013-431 du 28 mai 2013 a créé le CEREMA, en vue de moderniser le réseau scientifique et technique des ministères chargés du développement durable, de l'urbanisme et des transports. Ce nouvel établissement public fusionne les huit centres d'études techniques de l'équipement (CETE), le centre d'études sur les réseaux, les transports, l'urbanisme et les constructions publiques (CERTU), le centre d'études techniques, maritimes et fluviales (CETMEF) et le service d'études sur les transports, les routes et leurs aménagements (SETRA). Le présent décret en fixe les modalités d'organisation et de fonctionnement. Il en établit le siège à Bron (Rhône).

Le CEREMA publie un recueil de fiches sur les actions à mettre en oeuvre afin de réduire la vulnérabilité des territoires aux inondations. Chaque fiche comprend une description sommaire de l'action, des informations relatives à la mise en œuvre, des exemples de réalisation et des références pour approfondir. Des éléments indicatifs sur le coût et le délai de mise en œuvre sont également fournis.

Un complément au Référentiel national du vulnérabilité aux inondations

La France est très exposée aux inondations sous leurs différentes formes : crue ou débordement de cours d’eau, ruissellement en surface, submersion marine, remontée de nappe phréatique ou rupture d’ouvrage. Selon l’évaluation préliminaire des risques d’inondation (EPRI) conduite par l’État en 2012, les inondations concernent plus d’un quart des Français et plus d’un tiers des emplois. L'Europe a donc adopté en 2007 une directive "inondations", dont la mise en oeuvre est encadrée en France par la Stratégie nationale de gestion des risques d’inondation (SNGRI) adoptée en 2014, qui formalise les objectifs prioritaires et identifie quatre défis à relever :

  • Développer la gouvernance et les maîtrises d’ouvrages
  • Aménager durablement les territoires
  • Mieux savoir pour mieux agir
  • Apprendre à vivre avec les inondations

Pour favoriser sa déclinaison dans les territoires par les acteurs concernés , la SNGRI a prévu un Référentiel national de vulnérabilité aux inondations, qui propose une méthode d’évaluation de la vulnérabilité, ainsi que des modalités pour la construction d’un plan opérationnel. La rédaction a été co-pilotée par le CEREMA et le Centre Européen de prévention de Risque d'Inondation (CEPRI) et réalisée par le CEREMA, avec l’appui d’un groupe de travail de la commission mixte inondations (CMI). Une première version du document a été livrée et mise en ligne en 2016 . Le présent recueil de fiches complète le Référentiel, en illustrant les mesures listées dans le chapitre "boîte à outils".

Ce recueil, établi par le CEREMA avec l’appui de relecteurs externes, a vocation à s’enrichir de fiches complémentaires. Les acteurs souhaitant contribuer sont invités à contacter le CEREMA.

Une boîte à outils des actions à mener dans les territoires

Les fiches sont ventilées en fonction de différentes thématiques :

  • Connaissance du risque: Connaissance de l’aléa, connaissance des enjeux.
  • Culture du risque:  les repères de crues, le Dossier Départemental sur les Risques Majeurs (DDRM), le Document d'information communal sur les risques majeurs (DICRIM), la création et l'animation d’un observatoire des risques, les projets innovants de sensibilisation.
  • Alerte et gestion de crise : la Réserve communale de sécurité civile (RCSC), le Plan familial de mise en sûreté (PFMS), le Plan particulier de mise en sûreté (PPMS).
  • Prise en compte du risque dans l’aménagement du territoire: Élaboration d'un Plan de prévention du risque inondation (PPRI) ou d'un Plan de prévention des risques littoraux (PPRL).
  • Adaptation des enjeux existants :le diagnostic de vulnérabilité pour l’habitat, le diagnostic de vulnérabilité pour les ERP et bâtiments publics, le diagnostic de vulnérabilité des réseaux, l'acquisition d’un bien exposé ou sinistré.
  • Organisation de la post-crise : Bancarisation et valorisation des données, gestion des déchets et embâcles.

Pour lire le rapport complet c'est ici