Communiqué inter-associatif suite aux propos tenus par S.Dendievel dans la Voix du Nord de ce jour

Publié le par Pour le collectif inter-associatif via M.E.

Suite à l'entretien de M. Stanislas Dendievel, paru ce matin dans la Voix du Nord, nous vous prions de trouver ci-dessous la réponse collective des associations Entrelianes, Nord Ecologie Conseil, Amis de la Terre Nord, ASPI (association pour la suppression des pollutions industrielles) et du collectif Fête la Friche, organisateurs de la conférence de presse d'hier :

"Minorité radicale organisée" : de quel côté ? Mais où se trouve la "minorité radicale organisée" décrite par Stanislas Dendievel pour décrire l'opposition grandissante au projet Saint Sauveur ?

 Du côté des 12 000 signataires à la pétition "Lille étouffe", des presque 600 contributions à l'enquête publique - un record -, des centaines de demandes d'un grand parc urbain à Saint Sauveur dans le cadre de l'opération "Je carticipe", des avis argumentés de nombreuses associations ?

Ou du côté de la poignée de personnes qui ont décidé des grandes orientations du projet et s'y accrochent coûte que coûte ?

Où est la majorité favorable au projet ?

Où sont les foules réclamant une piscine olympique au Belvédère et des dizaines de milliers de mètres carrés de bureaux supplémentaires ?

Peut-on parler de "radicalité" quand des associations spécialistes de l'environnement, des médecins, des ingénieurs, des urbanistes, des architectes, avancent des arguments étayés par des sources scientifiques ou publiées par la MEL elle-même pour démontrer les risques sanitaires et environnementaux que ferait courir ce projet ?

Quand des citoyens exposés chaque jour au manque d'espaces verts et à la pollution rapportent leurs difficultés quotidiennes ?

Etrange conception de la radicalité...et de la démocratie ! Chercher à discréditer des opposants à un projet, en les caricaturant, est un procédé éculé et... peu digne, Monsieur Dendievel !

Signé : Les associations Amis de la Terre Nord, ASPI, Entrelianes, Nord Ecologie Conseil et le collectif "Fête la friche"