Mesure des pesticides dans l’agglomération lilloise -Campagne de mesures réalisée en 2016

Publié le par ATMO HdF via M.E.

Atmo Hauts-de-France est une association de type « loi 1901 » agréée par le Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire (décret 2007-397 du 22 mai 2007) au même titre que l’ensemble des structures chargées de la surveillance de la qualité de l’air, formant le réseau national ATMO. Ses missions s’exercent dans le cadre de la loi sur l’air du 30 décembre 1996. Atmo Hauts-de-France est agréée du 1er janvier au 31 décembre 2017 au titre de l’article L.221-3 du Code de l’environnement.

 

Objectif des mesures :

En 2016, dans le cadre de son programme de surveillance de la qualité de l’air, Atmo Hauts-de-France a réalisé une campagne de mesures sur la commune de Lille afin de surveiller et d’évaluer le comportement des pesticides dans l’air, ainsi que l’exposition d’une grande partie de la population régionale.

 

Lieu des mesures : Depuis 2013, la surveillance des pesticides s’effectue au niveau de la station fixe située dans le quartier de Lille Fives.

 

Période des mesures : La période de mesure s’étend du 6 avril au 29 septembre 2016, avec des prélèvements hebdomadaires répartis sur 25 semaines.

 

Polluants mesurés : 64 substances actives.

 

Résultats : Globalement, l’année 2016 a été marquée par des conditions météorologiques ayant conditionné la hausse des concentrations totales en pesticides dans l’air ambiant de l’agglomération lilloise. Si les températures hivernales ont été douces et les sols saturés par les précipitations excédentaires, sur les mois de janvier et de février, il s’en est suivi un printemps plutôt frais et sec avec des précipitations conformes à la normale, qui ont favorisé le développement des adventices et des maladies cryptogamiques. Les mois estivaux ont finalement été chauds et secs, favorisant le développement des insectes et limitant celui des champignons.

L’ensemble de ces conditions a impacté le développement d’herbes, d’insectes et de champignons ainsi que l’emploi de pesticides.

Comme chaque année depuis 2003, les concentrations les plus importantes sont observées au printemps et en particulier au mois de mai 2016. Si les concentrations annuelles restent du même ordre de grandeur que celles mesurées lors des années précédentes, elles sont cependant en légère hausse par rapport à 2015.

• Les insecticides sont présents sur l’ensemble de la période de mesure, avec des teneurs maximales en juillet.

• Les herbicides ont été majoritairement détectés au cours du printemps, sur le mois de mai en particulier.

• Les fongicides sont quant à eux présents dans tous les échantillons d’avril à septembre.

La présence des substances dans l’atmosphère peut, pour certaines molécules, être corrélée aux pratiques agricoles communiquées par la Chambre d’Agriculture Hauts-de-France ou le BSV (Bulletin de Santé du Végétal), ou à une rémanence, ou encore à une utilisation par des particuliers.

Conclusion : ce qu’il faut retenir !

Pour l’heure, les pesticides dans l’air ne sont toujours pas réglementés.

25 prélèvements réalisés du 6 avril au 29 septembre 2016 (résultats hebdomadaires d’avril à juillet et mensuels en août et septembre).

17 substances détectées en 2016 sur les 64 molécules recherchées :

  • 3 substances sans autorisations de mise sur le marché,
  • 14 molécules pourvues d’une autorisation.

Les pesticides les plus présents dans l’air sont caractéristiques des cultures du Nord et du Pas-de-Calais : céréales, betteraves et pommes de terre.

 

Téléchargez le rapport d'étude complet ici

 

Publié dans Air, Agriculture, Santé

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