Monsanto Papers : les dessous du retrait de l’étude du Professeur Gilles Séralini révélés

Publié le par CRIIGEN via M.E. & M.C.

En 2012, l’étude du Professeur Gilles-Éric Séralini et de son équipe sur les dangers sanitaires sur le long terme d’un OGM et de l’herbicide auquel il a été rendu tolérant, le Roundup, avait fait grand bruit. Initialement publié dans la revue Food and Chemical Toxicology, l’article était finalement étrangement retiré un an plus tard, officiellement parce que les résultats étaient soudainement jugés peu concluants. Sauf que des documents dévoilés récemment démontrent que Monsanto, pour préserver ses intérêts, recourait en sous-marin à des grandes manœuvres pour faire taire ses contradicteurs et que cela n’avait bien sûr rien à voir avec la science… Heureusement, la revue Environmental Sciences Europe a republié l’intégralité de l’étude en 2014.

Souvenez-vous, c’était il y a très exactement 5 ans. Le 19 septembre 2012, le Professeur Gilles-Eric Seralini et ses collaborateurs publiaient une étude tout bonnement incroyable : après plusieurs années de recherche et d’analyses dans le plus grand secret, ils montraient dans la revue Food and Chemical Toxicology (FCT) les dangers que présente une consommation de maïs OGM et/ou de Roundup (à partir de la concentration admise dans l’eau du robinet) à l’échelle d’une vie entière chez le rat (2 ans). Une double révolution en matière d’étude toxicologique. D’une part, jamais une évaluation de la toxicité des céréales transgéniques n’avait été menée au-delà de 90 jours, ce délai de trois mois étant jugé suffisant pour repérer la totalité des pathologies éventuellement associées à l’alimentation. D’autre part, jamais le Roundup, pas plus que n’importe quel autre pesticide, n’avait été évalué dans sa formulation commerciale, seul le principe actif déclaré — le glyphosate pour le Roundup — faisant l’objet d’une évaluation à deux ans. Les résultats obtenus ont mis en exergue l’insuffisance des évaluations réglementaires.

Lire la suite sur le site du CRIIGEN

N.B. Le CRIIGEN est un Comité de Recherche et d'Information Indépendantes sur le génie Génétique fondé le 1er juin 1999.

Il s'agit d'un comité apolitique et non-militant d'expertise, de conseil, indépendant des producteurs d'OGM, intervenant à différents niveaux : juridique, scientifique (santé, environnement), sociologique, technique notamment  l'étiquetage ou les seuils de dosages d'OGM, et au niveau économique.

Il a notamment pour objet de produire une recherche et une information indépendante sur le génie génétique et ses impacts dans les domaines de la biologie, de l'environnement, de l'agriculture, de l'alimentation, de la médecine et de la santé publique, impacts naturels ou artificiels, volontaires ou accidentels.

L’association s'interroge, selon ses statuts, sur les effets à court, moyen ou long terme, sur la santé de l'homme et de tout l'écosystème vivant.

Cette information se veut de haute qualité scientifique : le CRIIGEN travaille sous l'égide d'un Conseil Scientifique, composé de scientifiques français et étrangers, déterminant les priorités de recherches en fonction de leur impact potentiel sur la santé publique et l'environnement.