Où en est la France dans l'exploitation des sources d'énergie renouvelables ?

Publié le par CGDD via M.E.

Le Commissariat Général au Développement Durable (CGDD) vient de publier : Les énergies renouvelables en France en 2016 - Suivi de la directive 2009/28/CE relative à la promotion de l'utilisation des énergies renouvelables

Datalab essentiel n° 118 - Septembre 2017

La part des énergies renouvelables dans la consommation finale brute d’énergie en France s’élève à 15,7 % en 2016, d’après des estimations provisoires, en progression régulière depuis une dizaine d’années. La croissance importante des énergies renouvelables depuis 2005 est principalement due à l’essor des biocarburants, des pompes à chaleur et de la filière éolienne. Le développement du solaire photovoltaïque et de la biomasse solide pour le chauffage y contribue également, même si le recours à cette dernière est plus sensible aux aléas climatiques. Toutefois, le rythme global de développement des énergies renouvelables reste à accélérer pour atteindre l’objectif d’une part de 23 % dans la consommation finale brute à l’horizon 2020.

Télécharger les énergies renouvelables en France en 2016

 

Nos commentaires : La part des sources d'énergie renouvelables (SER) dans la consommation intérieure d'énergie reste à 8, 6% en 2015 et nous restons bien loin derrière de nombreux pays européens. Les taux supérieurs à 40% sont atteints par l'Islande (84,9%, géothermie oblige), la Norvège (44,7%) et la Suède (42,2%). Nous sommes derrière de nombreux pays comme la Lettonie, l'Albanie, la Finlande, l'Autriche, le Danemark, la Croatie, le Portugal, la Suisse, la Lituanie, la Roumanie, l'Italie, la Slovénie, l'Estonie, l'Espagne qui ont des parts pour les plus élevées de plus de 35 % à plus de 10% pour les plus faibles.

Les obstacles administratifs mis en place par les gouvernements précédents pour l'éolien en particulier et les baisses de subventionnement des ENR en général ont conduit à une situation de retard français. Pourtant la France, a fait partie des pionniers dans le domaine de l'exploitation énergétique solaire et il reste incompréhensible que la France n'ait pas su rassembler ses compétences techniques et industrielles pour produire des installations éoliennes à des prix compétitifs. C'est bien la peine d'avoir un des leaders dans la conception et production d'hélice (Hispano-Suiza, aujourd'hui dans le groupe SAFRAN) et un monstre dans celui de l'ingénierie et des machines électriques (ALSTOM) !

M.E.