Pollens allergisants : C’est le printemps, ils reviennent !

Publié le par M.E.

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo 1 : Pollen de graminée

 

Le pollen : de quoi s’agit-il ?

Le pollen est l'élément reproducteur (taille moyenne de 20 à 60 µm) produit par les organes mâles des plantes (anthères des étamines).

La paroi du grain de pollen comprend plusieurs couches. La couche externe, l'exine, est composée de sporopollenine, substance résistante aux agressions chimiques et mécaniques. Le pollen peut ainsi être transporté dans l'environnement sans être abîmé. Les caractéristiques et les ornementations de l'exine permettent l'identification de la plante qui a produit le grain.

Des protéines contenues dans le pollen sont responsables des symptômes allergiques chez la personne sensible.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo 2 : Pollen de bouleau

 

La pollinisation

Libéré des étamines, le pollen est transporté par le vent ou les insectes, et se dépose sur le pistil, organe femelle de la plante : c'est la pollinisation. Les germes des grains de pollen descendent dans l'ovaire et vont féconder les ovules qui donneront les graines.

Le transport des grains de pollens s'effectue grâce :

- au vent (plantes anémophiles) : ces fleurs sont généralement discrètes, ternes, sans odeur ni nectar, et unisexuées. leur pollen est abondant dans l'atmosphère et souvent allergisant.

- aux insectes (plantes entomophiles) : ces fleurs sont souvent voyantes, parfumées, riches en nectar et hermaphrodites (porte à la fois les organes mâles et femelles sur la même fleur). Le pollen est peu abondant dans l'atmosphère et peu allergisant.

 

Pollens et particules – un mélange agressif

En revanche, une interaction entre les particules de poussières fines qui restent en suspension dans l’air (aérosols atmosphériques) et les pollens a été mise en évidence dans des études de laboratoire assez récentes: les pollens provenant des régions à haute pollution atmosphérique sont recouverts de particules de polluants; leur teneur en allergènes est modifiée, ce qui peut renforcer leur action.

Des chercheurs de l’Université technique de Munich ont tout récemment démontré, dans l’expérimentation, que les grains de pollen et d’autres particules contenant des protéines sont à tel point modifiés dans l’air par les oxydes nitriques et par l’ozone (nitration) qu’ils risquent de provoquer plus volontiers des allergies. Les oxydes nitriques et l’ozone sont des composants du smog estival relevant de la circulation. Si ces substances sont présentes à de hautes concentrations, on observe en général une aggravation des troubles chez les personnes souffrant d’une allergie aux pollens. Les effets d’une réaction dite nitration, préjudiciables à la santé, ne peuvent à ce jour être entièrement élucidés.

 

Pour en savoir plus consultez le site http://www.pollen-hautsdefrance.fr/

Voir aussi « Les pollens sont de retour » et le dossier de presse ici sur le site d’ATMO HDF

Comment la pollution de l'air aggrave les allergies au pollen, Le Monde, 20 mars 2014.

Publié dans Air, Santé