Climat : la France mal engagée pour atteindre ses objectifs à long terme

Publié le par Journal de l'Environnement via M.E.

Quatre ans après un premier audit, le Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD) confirme l’insuffisance des moyens mis en œuvre par la France pour diviser par 4 ses émissions de gaz à effet de serre.

 

Cela ne pouvait pas plus mal tomber. Mercredi 19 avril, la ministre de l’environnement s’en est donné à cœur joie. Dans l’une de ses ultimes communications faites au gouvernement, Ségolène Royal s’est fait un devoir de dire tout le bien qu’elle pense de l’application de SA loi de transition énergétique pour la croissance verte (LTECV).

«Cette loi fixe l’objectif d’atteindre 40% de renouvelables dans la production d’électricité d’ici 2030» (anticipant l’objectif du paquet Energie Climat 2030 européen); «la stratégie nationale bas carbone (SNBC) a été publiée en novembre 2015» (mais la programmation pluriannuelle de l'énergie -PPE- ne parle pas d’énergie nucléaire qui représente 40% de l’énergie primaire); lancement de 554 territoires à énergie positive; émission de 7 milliards d’obligations vertes. En résumé: «Ces résultats sont une force pour continuer à assumer un leadership sur l’application de l’Accord de Paris».

 

Objectifs de Paris

Est-ce si sûr? Et bien non. Quatre ans après une première étude, le CGEDD a évalué nos chances d’atteindre, précisément, nos ‘objectifs de Paris’. Dit autrement, la France est-elle capable de diviser par 4 ses émissions de gaz à effet de serre (GES) d’ici 2050?

Rien n’est moins sûr. Certes, les auteurs reconnaissent que les temps sont désormais plus cléments qu’en début de mandat de François Hollande: entrée en vigueur de l’accord de Paris, stratégie européenne (toujours pas formellement adoptée par les 28), «y participent, ainsi que la LTECV et la SNBC».

A cet éclaircissement du ciel réglementaire s’ajoutent les progrès de la technologie: diminution (non anticipée) du coût des énergies renouvelables et des moyens de stockage de l’énergie, notamment.

 

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