Bilan de la qualité de l’air en mars 2017 dans la métropole lilloise

Publié le par M.E.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La qualité de l’air en mars 2017 s’est caractérisée par une période relativement satisfaisante du 1er au 10 mars, ceci à cause des conditions météorologiques favorables (précipitations, vent,…) ; puis du 10 au 17 mars, nous avons eu à connaître un épisode de pollution avec des valeurs dépassant souvent 3 fois et même 4 fois la recommandation de l’OMS d’une concentration de 10μg/m3 pour les particules fines PM2.5 qui sont les plus dangereuses.

Idem pour la période du 23 au 31 mars où nous avons subi un nouvel épisode, mais de niveau plus faible de pollution.

 

Si on se base sur les valeurs moyennes horaires enregistrées en mars 2017 par la station de mesure ATMO de Lille-Fives, environ 36,4% seulement de ces valeurs horaires moyennes étaient inférieures ou égales à cette valeur recommandée par l’OMS. Nous avons donc subi pendant le reste du temps une qualité de l’air mauvaise pour la santé humaine.

Encore, une fois nous répétons ce que disent les experts en santé publique, ce ne sont pas que les épisodes de pollution (ou les fameux "pics") qui sont gravement nuisibles mais ce fond de pollution quasi permanente.

Nous insistons aussi sur le fait que même si les fameux "niveaux* d’information et de recommandation ou d’alerte" n’ont pas été atteints, cette pollution de fond de niveau élevé aura néanmoins des impacts sur la santé à moyen ou long terme.

En attendant, il reste que le citoyen de la métropole lilloise contrairement à d’autres grandes villes (métropoles) de France n’a pas entendu de parole publique audible sur ce grave problème de pollution atmosphérique. Nos élus et les autorités de l’Etat n’ont pas non plus avancé le moindre plan d’action et les citoyens ne se pressent pas non plus pour acheter les vignettes Crit’air à poser sur le pare brise de leur voiture.

M.E.

 

* Les niveaux d’information et de recommandation (50μg/m3 en moyenne journalière sur 24 heures) et d’alerte (80μg/m3 en moyenne journalière sur 24 heures) sont des normes de qualité officielles en France ; elles servent à déclencher des actions particulières (souvent avec retard de plusieurs jours) sous l’autorité du préfet en charge de la zone concernée par la pollution.

Publié dans Air, Gouvernance

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