Renault : des voitures option pollution incluse

Publié le par Libération via M.E.

Se dirige-t-on vers un Renaultgate ? La justice suspecte le constructeur d’avoir trompé ses clients sur le véritable niveau de pollution de ses moteurs diesels. «Libération» a pu consulter le document à l’origine de cette enquête, qui pourrait coûter cher au groupe et à son PDG, Carlos Ghosn.

Renault a-t-il, pendant des années, modifié les performances de ses moteurs afin qu’ils respectent les normes antipollution… uniquement pendant les tests d’homologation ? La question se pose, de manière lancinante, à la lecture d’un document accablant le constructeur automobile français. Il s’agit d’un procès-verbal (PV) rédigé par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), que Libération a pu consulter. Le gendarme de Bercy a rédigé ces 39 pages en novembre 2016, après plusieurs semaines d’enquête. Il met en lumière le comportement de Renault en matière d’émissions polluantes et se montre sévère : «Renault SAS a trompé les consommateurs sur les contrôles effectués et notamment le contrôle réglementaire de l’homologation sur les émissions de polluants […]. La société a utilisé une stratégie ayant pour objectif de fausser les résultats des tests antipollution.» Cette pièce est aujourd’hui la clé de voûte de l’enquête judiciaire ouverte par le parquet de Paris le 12 janvier et confiée à trois juges d’instruction du tribunal de grande instance de Paris, spécialisés dans les atteintes à la santé publique.

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Publié dans Mobilité-Transports, Air

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